Méthodes pédagogiques

Les modalités de la démarche pédagogique (méthode)

Les modalités sont très nombreuses, mais visent toutes les mêmes objectifs généraux (ceux de la méthode pédagogique mise en œuvre) : c’est la manière dont le pédagogue suscite la situation de formation, la motivation d’apprendre chez l’élève, l’apparition des solutions, et la validation par le « formé » de la portée de ses acquisitions. Elles peuvent se caractériser selon :

  • « L’orientation » de la situation pédagogique : inductive : de constats particuliers, de faits, d’exemples, on tire la généralité, les lois, les règles. L’appropriation des connaissances est clinique, basée sur l’intégration, la compilation, de nombreuses observations. La validation des conclusions retenues, quant à elle, se fait de manière expérimentale. Déductive : partant de principes généraux, de règles, on en déduit des propositions particulières, des résultats. La formation est expérimentale, et la multiplication des applications apporte une connaissance clinique.
  • La dynamique de la situation pédagogique :
    • D’ordre affectif : soit par l’intérêt de la situation qui attire l’élève, soit par l’éveil du besoin chez l’élève qui recherche, alors, une situation d’apprentissage.
    • D’ordre intellectuel : intuition, etc.
    • D’ordre social : dynamique du groupe classe
    • D’ordre du mode d’action : par le mouvement, le jeu, etc.
    • D’ordre de l’organisation du groupe : pédagogie différenciée.
  • La systématisation dans l’utilisation de techniques, de moyens, de structures, etc.

Lire « La notion de méthode pédagogique » Louis NOT, que l’on peut se procurer en cherchant sur Internet.

Les techniques et procédés

Il s’agit des procédés, des « outils », utilisés pour atteindre un résultat déterminé dans une situation particulière donnée : la répétition, l’entraînement, le QQOQCCP (Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi), l’auto-apprentissage, l’enseignement programmé, la simulation, etc.

Durées de la séance et des séquences

Comme vous avez pu le ressentir à travers les méthodes ci-dessus, la durée d’une séance de formation est un facteur déterminant du choix des méthodes utilisées par le pédagogue. Une séance d’une durée de deux heures ou plus, sera d’autant plus naturellement découpée en séquences plus courtes faisant appel à une variété plus grande de méthodes. Le temps devient un paramètre de la pédagogie, et comme l’a montré Madame Aniko HUSTI, chercheur à l’INRP, il est bénéfique pour tous de pouvoir s’en affranchir complètement.

Les séquences sont naturellement adaptées avec la nature de l’activité (engendrant une motivation plus ou moins grande) demandée aux élèves (écouter un apport magistral, faire un exercice, etc.), et donc avec le type d’attention qu’elles nécessitent. Elles doivent être d’une durée comprise entre 5 et 45 minutes environ, limite au-delà de laquelle l’attention d’un élève ne peut que difficilement rester concentrée, sans repos, sur une même activité. Elles doivent être alternées (courte, moyenne, plus longue), afin de ne pas engendre la monotonie et donc l’inattention. Les séquences longues, où l’élève reste concentré sur une même activité, sont en fait très rares (ex. : pendant l’examen). Même dans le cadre d’une séquence longue de Travail Pratique, l’élève aura toujours plusieurs activités que l’enseignant aura pris soin de structurer à travers une trame écrite (dossier élève), où les points particuliers de la procédure mise en œuvre par l’élève, les stades de réflexion, de réalisation, de contrôle, constitueront autant de sous-séquences permettant un changement d’attention, une rupture d’une éventuelle monotonie, mais aussi le moyen pour le professeur de repérer les difficultés de l’élève et de l’aider à les surmonter.

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