La maintenance préventive et curative

Les machines et équipements

Les machines et équipements, d’une manière générale, doivent être maintenus dans leur état de conformité, aux normes et règlement de sécurité, du jour de leur livraison. Le DDFPT doit donc sensibiliser les professeurs techniques à veiller sur leur bon état, et surtout de tous les dispositifs de sécurité (arrêt d’urgence, protection différentielle, etc.).

L’entretien des machines et équipements doit être effectué de manière régulière et conformément aux notices des constructeurs, d’autant plus qu’ils ne sont pas, bien souvent, utilisés dans leurs conditions normales. Des fiches de maintenance et suivi de l’entretien, propres à chaque machine ou équipement, sont fortement recommandables. Certaines Régions, qui financent et sont donc propriétaires des équipements, envisagent de prendre en charge les gros travaux de maintenance (usure ou accident) de certains équipements (machines-outils), dans la mesure où l’entretien régulier pourrait en être prouvé. Cette forme de responsabilisation des équipes pédagogiques à l’entretien des matériels qui leurs sont confiés, devrait conduire à la mise en place de cercle d’assurance qualité dans nos ateliers et locaux d’enseignement.

Cas des matériels électriques

La maintenance des installations et des équipements électriques est, bien souvent, du ressort d’un professionnel. Cette remarque en fera sourire plus d’un. Mais, combien de fois a-t-on constaté qu’un simple changement de fusible dans un coffret d’alimentation électrique d’une salle était effectué en dépit du bon sens : type AM au lieu de GF, mauvais calibrage, rapidité inadaptée ? Le remplacement par un Ouvrier Professionnel d’une barrette de neutre par un fusible dans une armoire divisionnaire en régime IT m’a même valu de voir griller (au sens propre) le matériel informatique de plusieurs salles ! … Les compétences en électricité ne s’improvisent pas, et les conséquences d’une intervention par une personne insuffisamment formée peuvent se révéler très dangereuses. Tous les lycées n’ont pas des formations en électricité et des personnels formés en électricité capables d’effectuer la maintenance des équipements pédagogiques.

De plus, si le remplacement de composants électriques, correspondant aux préconisations du constructeur de l’équipement, est à la portée de la plupart des professeurs du technologique, l’intervention, en elle-même, ses procédures, les réparations, les réglages éventuels, nécessitent souvent des formations spécifiques (en électricité, habilitation) et font prendre par conséquent, à l’auteur les responsabilités de l’accident éventuel qui pourrait en découler. Il est donc fortement conseillé de faire procéder à la maintenance électrique particulière et aux réparations des équipements électriques par  des entreprises compétentes, voire agréées dans certains cas.

Les équipements particuliers

Le compresseur

Certaines filières industrielles nécessitent un réseau de distribution en air comprimé. Le compresseur et sa cuve sont généralement situés dans un local donnant sur l’extérieur  ou présentant des caractéristiques de résistance à l’explosion, de ventilation et d’insonorisation suffisantes. Cet « isolement » physique par rapport aux locaux technologiques d’enseignement, renforcé par un système automatique de mise en service et arrêt, font que sa surveillance (détection des dysfonctionnements, bruits anormal, fuites…), sa maintenance (changement ou nettoyage des filtres, vidange…), son contrôle réglementaire obligatoire, sont bien souvent négligés, avec les conséquences que son explosion pourrait engendrer. La surveillance et la maintenance préventive doivent être régulièrement effectuée, par un ouvrier professionnel ou, mieux, par une société spécialisée, au moment des vacances scolaires par exemple. La vérification réglementaire doit être intégrée aux visites systématiques de l’organisme agréé retenu pour contrôler les installations électriques du lycée.

Le photocopieur

Le photocopieur est un outil de travail dont les professeurs, surtout techniques, ne savent plus se passer ! … C’est l’un des principaux poste de dépense du budget J1 dans certains établissements.

Sans vouloir remettre en cause ici les intérêts pédagogiques que peut présenter cette forme de reprographie par rapport aux vertus du livre acheté, de la prise de notes par les élèves, et des autres supports de textes et d’images (tableau, projection, écran), il n’en va pas moins que la consommation de photocopies est souvent inflationniste et loin d’être justifiée. Le système de contrôle d’accès à carte, ou à code, permet de contenir les gros consommateurs à un ratio raisonnable de photocopies distribuées aux élèves par année scolaire.

En ce qui concerne sa maintenance, le photocopieur bénéficie généralement d’un contrat signé avec le fournisseur au moment de son achat. Le coût est fonction de la quantité globale de copies effectuées sur une certaine période de temps (trimestre ou année plus généralement). Ce coût peut être fixe, indexé sur l’indice d’augmentation de la vie, et/ou révisable en fonction des quantités. Il faut donc prendre garde, au moment de l’achat d’un photocopieur, des conditions exactes du contrat de maintenance, de ses contraintes (écrites en petits caractères dans le bas du contrat ! ), qui constitueront la part primordiale de son véritable prix de revient. La difficulté réside bien sûr dans l’estimation de sa consommation et de son évolution dans le temps. Bien souvent, l’acheteur s’engage plus que le vendeur qui, au bout de quelques années (cinq environ), remettra votre contrat en cause, en fonction des clauses dont il se sera protégé, pour une machine plus récente, avec une meilleure marge bénéficiaire pour lui. Si rien n’est changé, c’est probablement qu’il est encore largement gagnant ! …

Il faut donc également prévoir sur cinq ans la reconstitution du capital (sous forme de réserves) qui sera nécessaire au rachat d’un nouveau photocopieur, plus performant, le moment venu.

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