Formation-Prévention

Le rôle du DDFPT

Dans le cadre de la sécurité du travail, le DDFPT doit :

  • Identifier les risques éventuels les types (électriques, mécaniques, chimiques…) et/ou les types d’accidents : par les visites des locaux, l’observation des élèves en situation, la lecture des rapports de contrôle, le relevé des soins de l’infirmière, le rapport d’alerte incendie, etc.,
  • Mesurer et/ou analyser les risques : en gravité, probabilité,
  • Agir directement et rapidement sur la situation à risque et informer (proviseur, CHSCT, CA, Rectorat, IPR, IEN…),
  • Évaluer les résultats obtenus (statistique des accidents ou incidents),
  • Sensibiliser ses équipes pédagogiques, à chaque rentrée scolaire ou en cours d’année en cas de nouvelle arrivée (professeur, élève, ou équipement),
  • Veiller à l’existence de carnet de formation à l’habilitation électrique propre à chaque élève concerné par les risques électriques, et à leur remplissage régulier par les professeurs formateurs, surtout dans les classes ayant des périodes de stages en entreprise,
  • Inciter les professeurs à suivre des stages de formation à la sécurité, à introduire la sécurité dans des cercles de qualité.

Prévention des risques et formation

Estimation des risques

L’adhésion de l’ensemble des pays européens aux nouvelles normes, nous apporte une approche méthodologique qui vient des pays nordiques et anglo-saxons, différente des préconisations imposées par les organismes de sécurité jusqu’à présent pour la conception des équipements. Certaines de ces normes sont en cours de publication actuellement. Mais, maintenant, à chaque type d’équipement devrait correspondre un niveau de risque déterminé au moment de la conception, qui doit conditionner les moyens, mécaniques et/ou électriques, qui seront mis en œuvre pour atteindre l’objectif de sécurité fixé par la réglementation. Le principe général de l’évaluation du risque, préconisé principalement par la norme EN 292, repose sur trois points essentiels :

  • la gravité des lésions consécutives à l’accident qui serait provoqué par le phénomène dangereux analysé : cela va de la lésion légère S1, en principe réversible par une guérison normale (brûlure légère, ecchymose), aux lésions graves S2, irréversibles (sectionnement d’un doigt, décès).
  • la fréquence et/ou la durée d’exposition au phénomène dangereux : l’exposition au phénomène dangereux peut être rare à assez fréquent et/ou de courte durée d’exposition F1 (réglage machine, rupture d’outil), ou fréquent à continu et/ou de longue durée d’exposition F2 (manipulation ou stationnement dans une zone exposée).
  • la possibilité d’identifier et d’éviter ou de se soustraire au phénomène dangereux : le phénomène dangereux peut être identifié rapidement P1 (évidence du phénomène, signalisation, bruit, vitesse d’apparition, qualification de l’opérateur, etc.), permettant d’en éviter les conséquences (par arrêt, fuite, secours, etc.), ou il est difficilement possible d’identifier le phénomène et de se soustraire à ses conséquences P2.

La gravité des lésions est difficile à réduire, par contre la probabilité de l’occurrence du phénomène dangereux peut être diminuée, en limitant l’exposition et permettant de l’identifier rapidement et de s’y soustraire facilement. Un classement analytique des situations à risques peut ainsi être effectué pour toute situation, afin d’y concentrer ses efforts de prévention (voir Document Unique).

La formation

La formation des élèves à la sécurité fait partie intégrante de la mission des enseignants. Les professeurs technologiques, en particuliers, doivent inculquer aux élèves la perception des risques liés aux différentes situations de travail. Un accident de travail n’est jamais une fatalité, mais bien souvent un enchaînement de circonstances qui peut être analysé (graphes des causes et effets, par exemple), et qui donc aurait pu être évité.

Les professeurs, à travers leur propre formation technologique, ont acquis une connaissance des situations à risque, des comportements et/ou phénomènes pouvant entraîner un accident. Par contre, ils ont, généralement, une connaissance moindre de la réglementation en vigueur et de son évolution. Le DDFPT joue souvent un rôle dans le choix des enseignants qui doivent suivre ces stages. Des réunions de « démultiplication » de ces formations doivent être organisées au sein même de l’établissement.
De plus, certains fournisseurs d’équipements peuvent organiser gracieusement, à votre demande, des séances de formation à la sécurité dans le domaine des équipements qu’ils commercialisent, pour les professeurs, comme pour les élèves.

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